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Interview suite à l’article du 20 mars 2014.

Interview avec L’express de Neuchâtel suite à l’article du 20 mars 2014.

1.       Cette démarche, fonctionner sur le principe de promesses de signatures, est-elle inédite ?

J’ai développé le concept par moi même lorsque je me suis rendu compte des coûts élevés d’une récolte de signature. Il semblerait, selon certains de mes contacts, que cela ait été pratiqué sur l’initiative Minder. L’idéal serait que cela devienne une généralité lors de toutes les démarches d’initiatives. A cette fin et parallèlement a l’initiative du vote blanc, une association est en train d’être mise en place. Les promesses permettent de cibler la récolte et de l’effectuer à des coûts très réduits. Nous envisageons des flash mobs pour les récoltes, tout ceci est expliqué sur notre site internet. De cette manière, nous pourrons envisager de rendre accessible à tout un chacun le droit d’initiative. Nous testons ce système avec l’initiative du vote blanc. Grâce aux nombreux retours positif, nous sommes très enthousiastes quant à la réussite de ce projet. C’est en effet une façon inédite d’envisager la gestion de la société que de rendre l’initiative et le référendum accessible a tout le monde. Je pense même que cela serait une première mondiale.

2.       Pourquoi partez-vous d’emblée sur une initiative de portée nationale, c’est audacieux.. ?

Selon cette méthode, récolter 115 000 promesse ou 4500 est un même défi. Par conséquent, nous avons considéré qu’une initiative fédérale était préférable de par son impact au niveau de la population, il est assez facile d’imaginer que les cantons suivront le mouvement.

3.       Pourquoi ne pas avoir déjà « testé » l’intérêt de la population en lançant une initiative au niveau cantonal ?

Voir question 2

4.        Vous êtes entouré de combien de personnes ? Avez-vous des relais ? Dans différentes parties du pays ?

Je suis entoure de 7 millions de concitoyens et promesses potentielles, ce qui je dois l’avouer, est amplement suffisant. Plus spécifiquement le comité est actuellement composé de 6 personnes il va sans dire qu’il augmentera en même temps que la popularité de cette initiative. Actuellement, l’initiative est cantonnée à la Romandie. Des lors que nous aurons traduis le site dans toutes nos langues nationales, nous pourrons nous étendre au delà. C’est aussi le but de cette interview que de propager cette nouvelle méthode, et de trouver un maximum de soutiens.

5.       Allez-vous aussi battre le pavé, faire campagne dans la rue, par des stands ? Ou vous vous en tenez à internet ?

La récolte de promesse se situe uniquement au niveau de l’internet. Lorsque les ressources financières seront à disposition, nous pourrons lancer une campagne d’affichage le plus efficacement possible, afin de rediriger les intéressé(e)s vers notre site internet autrement que par les réseaux sociaux ou les journaux.

6.       Quand avez-vous officiellement lancé le site et combien avez-vous déjà de promesses ?

Nous avons lancé le site il y a deux semaines. Il évoluera au fil du temps, en fonction des besoins. Pour le moment la récolte est très encourageante.

7.       Quel délai vous fixez-vous pour récolter vos 115 000 promesses ?

Cela dépend du temps de réponse des 115’000 personnes qui promettront de signer l’initiative lorsque celle-ci parviendra jusque dans leurs ordinateurs ou journaux locaux. Ainsi, nous n’avons aucun délai. Il est impossible de prévoir un délai, le plus tôt sera le mieux, bien évidemment. Des lors que nous aurons toute les promesses, nous aurons 18 mois pour récolter les signatures. L’intérêt est que nous saurons directement où les trouver.

8.       Vous voulez vous présenter à toutes les élections en attendant ? Pourquoi ? Sous quel « étiquette » ? Et pourquoi vous retirer en cas d’élection ?

Je ne souhaite pas personnellement effectuer un mandat politique ce n est pas un objectif personnel. Si j’étais élu, cela signifierai que les gens ont voté blanc, et par conséquent je m’engage à me retirer immédiatement afin de faire comprendre que les électeurs ne veulent d’aucun des candidats. Je peux dire que de cette manière, c’est le vote blanc que je représente aux élections. C’est un moyen qui substituera partiellement au vote blanc le temps que ce dernier soit reconnu.
C’est en tant que citoyen indépendant que je me présenterai comme vote blanc aux prochaines élections.

9.       Pouvez-vous me rappeler votre âge à ce jour, votre lieu de domicile et votre activité ?

J’ai 27 ans. Je suis comédien et natif du canton de Neuchâtel dans lequel je vis depuis toujours. Je suis  a l’assurance invalidité en raison d’une maladie orpheline, n’ayant pas accès aux aides complémentaires, je survis grâce au contribuable en tant qu’assisté à l’aide sociale. A mon sens, ce projet est une façon de rendre aux citoyens ce qu’ils me donnent. Je transforme une petite aide en initiative fédérale, je dois dire que j’en suis assez satisfait.
Ce projet étant d’intérêt public, je me considère avec humour comme un fonctionnaire très mal payé. A ce jour, le service social ne reconnaît pas mon activité comme mesure de réinsertion… allez savoir pourquoi ? Bon… je peux vous confier que selon eux, je ne suis pas capable de m’encadrer moi même dans l’activité que j’ai crée. Le service social ne reconnaît pas une activité indépendante non lucrative, même si l’intérêt public, ici, me parait évident.

Vous n’avez pas répondu à la question : combien de promesses avez-vous déjà ? Puis-je avoir un chiffre ou du moins un ordre de grandeur ? « La récolte est encourageante », c’est un peu vague.

Effectivement, merci de me le faire remarquer. Nous avons deux centaines et des poussières de promesses de signature uniquement par facebook. En deux semaines et sans aucun relais médiatique, de là d’où nous partons, c’est à dire de zéro, c’est encourageant. Afin d’anticiper une éventuelle question, comme précisé sur le site internet, les noms des personnes qui ont donné leur promesse ne seront pas divulgués, liberté à ces personnes de le faire savoir ou pas. Nous respectons l’anonymat.

Il me manque des éléments dans votre réponse à la question « pourquoi allez-vous vous présenter à toutes les élections ?» Tout d’abord, vous allez vous présenter à quelles élections précisément ? Au niveau communal en ville de Neuchâtel, aux niveau cantonal et fédéral aussi ?

C’est exact. Je vais, par ma personne, représenter le vote blanc à toutes les élections. Communale, cantonale, fédérale, complémentaire. L’idéal dans l’immédiat serait qu’il y ait un candidat du vote blanc dans chaque commune, pour moi c’est Neuchâtel. Si ce n’était pas moi pour x raisons, nous avons des remplaçants.

Par ailleurs, à la question du « pourquoi vous présenter » : est-ce dans le but de faire connaître votre initiative ?

Oui, d’une part pour faire connaître le vote blanc et son initiative car aujourd’hui voter blanc est considéré comme nul dans l’établissement des résultats. Nous allons voter, nous nous déplaçons pour ça, pourquoi considérer notre démarche comme nulle ?  D’autre part, je souhaite donner la possibilité  d’avoir un vote blanc valable en votant pour moi. Je m’y engage formellement, si je suis élu, je démissionne. Si j’obtiens suffisamment de voix pour en arriver là, cela enverrait un message clair : « nous ne voulons aucun des candidats qui se sont présentés, proposez-nous quelqu’un d’autre ». On peut voir dans le vote blanc une sorte de droit de veto populaire, c’est une notion fondamentale dans un pays démocratique.

Je pensais à quelque chose, quand vous dites que vous vous présenterez à toutes les élections : s’il devait y avoir une élection complémentaire cet été pour remplacer Yvan Perrin au Conseil d’Etat, et que seul un candidat serait en lice, vous lanceriez-vous au risque d’entraîner une dépense de 200 000 francs pour l’Etat ? Sachant que vous démissionneriez immédiatement après… Où y renonceriez-vous?

Je fais référence à la candidature de Louis Dubois, en 2012, à l’élection complémentaire pour la succession de Jean Studer. Ce scrutin avait fait couler pas mal d’encre, car l’élection était cousue d’avance. Et comme le canton a déjà passablement de factures en suspens…

…S’il devait y avoir une élection complémentaire cet été pour remplacer Yvan Perrin au Conseil d’État, et que seul un candidat serait en lice, vous lanceriez-vous…. ou y renonceriez-vous ?…

Non je n’y renoncerai pas. Oui, si un seul candidat était en lice lors des possibles élections complémentaires de cet été, il devra se montrer plus convaincant que le vote blanc. Vote blanc que j’aimerais représenter le temps qu’il soit validé pour ce qu’il est dans la Loi. Si le peuple ne veut pas de ce seul candidat comment pourrait il l exprimer autrement que par le vote blanc ?

…Vous lanceriez-vous au risque d’entraîner une dépense de 200 000 francs pour l’État ? …

Combien de fois l’état prend le citoyen au porte-monnaie pour « l’encourager » ? Je suis un démocrate et non un ploutocrate.

200’000 CHF est-ce vraiment une si grande somme en regard des possibilités qui seraient ouvertes par cette nouvelle voie démocratique ?

Combien coûterait le vote blanc a l’état de Neuchâtel si il était validé par la voie d’une initiative populaire ?

Un vote blanc valable serait une grande avancée pour le peuple et de ce fait, ne peut en aucun cas être une perte pour l’état (ne serait-ce que financière…). Le peuple et l’état sont une unité qu’il convient de préserver.

…Je fais référence à la candidature de Louis Dubois, en 2012, à l’élection complémentaire pour la succession de Jean Studer. Ce scrutin avait fait couler pas mal d’encre, car l’élection était cousue d’avance…

Que je sache, le vote blanc n’était pas pris en compte lors de la succession de Jean Studer ?

N’est-pas l’absence de vote blanc valide qui peut rendre une élection cousue d’avance ? (voir art 27 al. f 3 Loi sur les droits politiques de Neuchâtel)

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