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FaQ

– Le système actuel fonctionne, des décisions sont prises, des majorités s’expriment, mérite-il réellement une telle réforme ?

Des majorités de votant s’expriment mais pas la majorité du peuple. Des décisions sont prises sans l’expression de la majorité populaire effective. Le « demo » c’est TOUT le peuple, pas seulement 40% de celui-ci.

– Une succession de majorité à scrutin blanc n’occasionnerait-elle pas le blocage du système ?

Oui, c’est possible. Cela exprimerait l’impossibilité pour les dirigeants d’exercer le pouvoir sur la ligne du peuple. Un rejet massif des propositions politiques démontrerait un problème dans les rouages démocratiques. Rappelons que les représentants travaillent pour le peuple et doivent par conséquent, être à son écoute. C’est justement à cela que sert le vote blanc ; à donner au pouvoir un indicateur de satisfaction populaire c’est, une alarme signalant un décalage entre le gouvernement et les électeurs. Par conséquent de tels résultats devraient être suivi de réformes profondes au travers d’une remise en question globale du système. De toute manière, si le système fonctionne si bien, il n’y aucune raison pour que cela se produise, n’est-ce pas ? Le vote blanc est une troisième voie, rien ni personne ne peut affirmer qu’elle sera empruntée, la « vox populi » décidera.

– Si lors des votations ou élections, le peuple rejette successivement les candidats et objets proposés, qui gouvernerait ?

Dans ce cas de figure très hypothétique, le gouvernement pourrait occuper une place d’intendance le temps qu’une solution soit établie. Nous pouvons envisager la constitution d’une assemblée composée des citoyens et citoyennes ayant voter blanc et dont la mission serait d’établir une nouvelle ligne et ce en collaboration avec l’intendance. Il est bon de dire que ça ne va pas, il convient d’avantage de donner ensuite la parole à ceux et celles qui se sont exprimés en ce sens.

Lors d’une votation un NON aurait le même effet qu’un vote blanc, quelle serait son utilité ?

Le point commun entre un « non » et un « scrutin majoritaire blanc » lors d’une votation est que l’objet ne sera tout simplement pas appliqué. Cependant il est nécessaire de faire la distinction entre refuser un objet proposé ou rejeter une votation dans son ensemble car elle ne correspond pas aux attentes du peuple. Voter « non » est un choix alors que le vote blanc est le refus de l’ensemble des choix proposés tout en demandant d’autres propositions.

– Pour diminuer l’abstention, rendre le vote obligatoire est une solution qui a fonctionné à Schaffhouse, pourquoi ne pas l’appliquer dans toute la Suisse ?

Tout fonctionne lorsque vous prenez l’électeur par le porte-monnaie. Le bâton et la carotte sont des fonctionnements primaires, nous sommes plus que ça. Obliger le peuple à voter est un sabotage démocratique. En d’autres termes, cela ne fait que baisser artificiellement le taux d’abstention et reviendrait à gonfler perpétuellement un pneu crevé sans en avoir au préalable bouché la fuite.

– Et si on instaurait un quorum, soit un seuil de participation minimal en dessous duquel un vote serait non valable, comme cela existe en Italie pour le référendum abrogatoire?

Sabotage démocratique également. Au niveau fédéral on ignore l’abstentionniste, à Schaffhouse on taxe l’abstentionniste, en Italie on pense à la place de l’abstentionniste (en considérant l’abstention comme un refus systématique). « L’ignorance », « la taxation » ou « penser à la place de », voilà trois méthodes d’évitement. Et si on les écoutait ces abstentionnistes ? Il y a là toute l’essence du vote blanc qui ne pourra pas diminuer le taux de participation tout en donnant la possibilité qu’il augmente.

 

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